Nos vents contraires

Ô capit’aime. Ma capit’aime.

Il y a eu une histoire. Il y a encore l’histoire…

Ce toi qui me revient dans les gestes et les pensées simples, dans les nudités matinales et les cafés murmures, dans le ron-ron de ton désir juché sur mon épaule pour la poudrer de baisers nourriciers. 

Ensemble, nous étions deux-bouts, deux cœurs aux manches retroussées à se livrer des petits noms douces-heures pour souffler dans les jours. 

Ensemble, nous étions l’inattendu, l’inespéré, l’improbable. 

Ensemble, nous étions deux aime-misphères. 

Ce que je sais de toi, ce qui me retentit, ce qui m’arc-en-ciel, ce sont tes mains. Ces mains de poésie. De paix. De silence. De réconfort. D’audace. De prudence. De lumière. De miel. De feu. De plaisir.

Je peux te dire le manque d’elles. Le furieux manque d’elles. De tes mains j’aurais pu dire aussi qu’il n’existait pas plus sûr refuge, plus sûre respiration. Que c’était tout contre elles que s’exténuait le vacarme du monde. Et mon propre boucan intérieur.

Que c’était avec elles que je devenais femme, insouciante, expression et liberté. Tes mains ont bercé ma chair de folies si douces qu’elles ont laissé jusque dans mon ventre des féeries palpitantes et insoupçonnées.

Toi, mon alliée. Mon alliance. Mon vent contraire et contrarié. 

O capit’aime. Ma capit’aime.

Ne m’en veux pas si quand je t’aime… 

Marina Rogard

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